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1 geisha, 2 geishas, 3 geishas-shas-shas

Kyoto. Plus petite qu’Osaka, la ville n’en reste pas moins dépourvue de centres d’intérêts. Bien au contraire.

Ancienne capitale pendant plus de 1000 ans, ses 17 lieux (198 bâtiments et 12 jardins) classés au patrimoine mondial de l’Unesco forcent le détour dans la région du Kansai, pour ne pas dire au Japon. Cette étape est cruciale pour qui souhaite voir du monuments historiques au mètre carré (n’en déplaise à Jéjé et Sarlat :-D). En avant pour la visite de ce musée à ciel ouvert.

Après avoir gonflé les caisses du site de réservation en ligne Agoda, nous faisons désormais marcher l’économie Airbnb.

Réservation prise chez Manabu (de ficelle de cheval), à deux pâtés de maison du siège de Nintendo. On ne va pas vous la faire à l’envers, notre premier interrogatoire sera de lui soutirer les bons spots où dîner. Histoire de nous satisfaire, il propose de réserver sa soirée du lendemain pour une session sushi à quelques minutes de là. Rdv pris.

Dans cette attente, nous déambulons dans les ruelles kyotoites. Direction le marché Nichiki, où nous sommes censés prendre la mesure de l’artisanat japonais. Très peu pour nous. Cette longue allée est surtout à vocation touristique, et ne stimule pas en nous l’effet escompté (mise à part les dizaines d’euros dépensés par Clem pour une planche à découper et une boîte en bois…).

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Le trajet n’est pas perdu pour autant, car nous aurons droit à nos premiers clichés de costumes tradi : le fameux kimono. Il ne s’agit pas encore de geishas mais cela fait tout de même son effet. Il est dit que pour voir de vraies geishas, et si nous avons de la chance, nous devons nous rendre du côté de Gion et Pon Cho.

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Qu’a cela ne tienne, nous y allons.

Nous ne serons jamais si ces dernières s’étaient données le mot de notre arrivée, mais ne nous sommes pas déçus. Entre le paisible cours d’eau et les restaurants traditionnels, nous marcherons à plusieurs reprises aux côtés de ces femmes magnifiquement vêtues. On ne peut guère se tromper sur le pays où Clem prendra les clichés suivants :

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Qui plus est, nous croiserons maintes fois de jeunes, et moins jeunes, demoiselles revêtant les tenues d’antant.

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Nous restons ici jusqu’à la nuit tombée, histoire de profiter de quelques yakitoris proposés par les restos perdus dans les ruelles.

Nous tentons de taper l’incruste dans ces établissements pas plus grands que notre salon parisien, c’est dire. Et 1, et 2, et 3 refoules. Wowww, c’est haaachement prisé ici, tous les sièges vides sont apparemment « réservés ».

Notre 4ème tentative nous donnera satisfaction. Ou plutôt une cliente ayant la bonne idée d’indiquer au boss qu’elle et son amie en ont fini avec leurs brochettes, et qu’elles peuvent donc laisser place à ces deux étrangers. Nous commandons donc notre repas et quelques accompagnements alcoolisés au seul et unique comptoir du resto. 2h plus tard, le ventre rempli et les cheveux poussant à l’envers, nous réalisons que l’ensemble des sièges soit-disant réservés sont toujours vacants. Quelle bande de filous ! Rien n’est réservé et notre théorie nous amène à penser qu’ils ne veulent pas s’emmer…s’enquiquiner avec des clients ne parlant que la langue de Shakespeare. Avec leur anglais plus qu’approximatif, on ne leur en tiendra pas rigueur, d’autant que les brochettes nous auront donné pleine satisfaction. T’as de la chance mon pote !

Remis de notre repas de la veille, nous filons le lendemain vers les monuments faisant la renommée du coin (Temple Kiyomizu et autres sanctuaires). À nouveau de toute beauté. Le Palais Impérial de Kyoto aurait pu être une visite superbe si son enceinte principale n’était par fermée au public ces jours-ci. Cela sera tout de même l’occasion de faire un tour dans son immense jardin et de profiter des séances de sport des riverains. Pas de doutes, les seniors sont vraiment en canne !!

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Nous vadrouillons en ville le reste de l’après-midi, puis rejoignons Manubu en debut de soirée pour notre séquence sushi.

De bons conseils, il nous emmène dans un resto prenant plus des allures de game center que de Fouquets.

Explications : Pas bêtes les nippons. Plutôt que de payer des centaines de serveur/ses pour débarrasser les plateaux de sushis/makis dont s’empifrent les clients, vous pouvez vous-même faire glisser ces petits plateaux dans un trou situé sur le côté de votre table – direction la plonge. La récompense : pour 5 plateaux glissés, une animation manga se lance et permet de gagner… une dragon ball !

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Ahahah, inédit, nous sommes bel et bien au Japon. Bref, Manabu nous dit n’avoir jamais gagné, donc ne nous emballons pas trop.

29 plateaux plus tard, et 5 animations perdues, nous nous dévouons pour commander un ultime plateau. On avale les deux makis restants tant bien que mal, et glissons le plateau dans la petite fente.

L’animation se lance, le petit bonhomme fait ses pirouettes et se vautre lamentablement par terre… Dommage c’est perdu. Nous faisons la gueule avec Clem ; au même moment le petit bonhomme reprend ses forces, tourne à nouveau, et c’est gagnéééééé. En voilà un bon programme fidélité ! Manabu, stupéfait, nous transmettra dans la foulée son savoir DBZ, pour sceller cette victoire inespérée.

Attentention, séquence authentique d’un jap accro aux mangas (cf vidéo lien tumblr).

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Nous tairons au passage que 3 autres tables gagneront ce soir là…

Nouveau jour de visite. Cette fois ci, c’est le temple Fushimi Inari qui est au programme. Sur la route, nous traversons un immense, et beau (true story) cimetière que nous pensons être chinois. Mais non, nous découvrons que les signes sino font partie intégrante de l’écriture japonaise depuis toujours.

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Le cimetière dépassé, la visite du temple nous amène notamment à goûter l’eau de source, censée donner prospérité et longue vie à quiconque en boira. Nous en prenons un grand verre. Si cela peut compenser la rage transmise par le yorkshire thaïlandais, on ne va pas s’en priver !

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En redescendant du temple par le chemin des philosophes, nous faisons halte dans un Ryokan pour une session thé. Cet endroit représente la zenitude par excellence. Tatamis, vue sur jardin dans un calme parfait. Le décor est idéal.

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Reposés, nous partons le soir à la rencontre de Jacqueline. Mais qui est-elle me direz-vous? Jacq, de passage au Japon en famille, est l’ancienne tutrice de stage de Clem lorsqu’elle était chez Lafuma à… Hong Kong. Vraiment, vraiment petit ce monde ! Encore une retrouvaille comme on les aime :-), même si celle-ci ne durera que l’espace d’un dîner.

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L’aube marque notre dernier jour à Kyoto. Nous avons gardé pour la fin les deux sites majeurs de la ville. La bamboo Forest et le temple Kinkaku-ji. Nouvelles couleurs, nouveaux décors, nouveaux plats délicieux, nous ne sommes pas déçus par le clou du spectacle.

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Ouffff, voilà, ces 4 jours ont été relativement intenses.

C’est désormais sous une pluie battante, après avoir dit au revoir à notre bon vieux Manabu (de ficelle de cheval), que nous filons à l’est en bus de nuit, direction Crazy Tokyo !

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2 thoughts on “1 geisha, 2 geishas, 3 geishas-shas-shas

  1. Bon et sinon , on est le 26 juin – que s’est-il passé sur votre dernier mois ? 😀

  2. Bravo, de plus en plus intéressant pour qui ne connait pas le Japon.
    Toujours heureux de voyager, Clem est gaie çà (normal c’est le Japon) se voit.
    On aurait bien voulu la voir en costume traditionnel, dommage.
    Bravo aussi pour les photos, elles sont top.

    Bises
    Alain

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