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I believe I can dive

Aéroport de Makassar. Une hôtesse Air Asia nous délivre pour la 12ème fois depuis mars notre précieux boarding pass. Cette fois-ci, notre vol nous fait enjamber l’île entière, nous propulsant à l’extrémité nord des Célèbes, du côté de Manado.

Nous l’avons lu, la ville n’a pas grand intérêt, sauf pour quiconque souhaite renouveler sa garde-robe dans les dizaines de centres commerciaux de Town Avenue. À ma grande joie, nous ne dérogeons pas à la règle, et marquons donc un arrêt shopping de quelques heures…Clem doit absolument trouver un maillot de bain pour remplacer celui égaré à Pulau Kapas en Malaisie. La tâche s’annonce facile sur le papier, mais que nenni. Pour vous, nous avons réalisé l’impossible : faire l’acquisition d’un bikini sur une île en grande majorité musulmane, et dans une ville pas des plus touristiques. Histoire de corser le challenge, nous déposons nos précieux sacs à dos à bord de notre prochain bateau, nous laissant 1h30 top chrono avant que ce dernier ne lève l’ancre. Arrivés en terre promise, et après s’être vus proposer des maillots une pièce tout droit sortis des 80s, des robes de bain et quelques burkinis (collection 2015), nous trouvons enfin le graal dans l’unique surf shop de la région, retournons aussi vite que possible au port, où nous embarquons et quittons notre point d’attache avec 15 min d’avance (fait improbable en Asie méritant d’être dignement retranscrit sur saucisselentilles.com)

Challenge completed ! C’est par où la baignade ?!

Voilà pour la petite histoire. Maintenant, pour les shoppingophobes et les autres, l’attraction qui a rendu la région célèbre n’est qu’à 25 min de bateau, et porte le joli nom de Bunaken. Cette petite île est mondialement reconnue pour ces spots de plongée incontournables.

La maillot de bain de Clem dans le sac à dos, nous entamons la traversée depuis Manado sous le signe de la sérénité. Pas de vague, un soleil à son zénith, une embarcation sans excès de poids, quiétude et dilettante au menu.

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Fraîchement débarqués sur l’île, nous lâchons nos backpacks chez le absolument-pas-italien Lorenzo, gérant de la guesthouse du même nom. Petit coup de cœur pour cet homestay, qui bien que relativement précaire*, nous comblera grâce à son emplacement derrière une mangrove improbable.

*comprendre par précaire douche froide au saut derrière la cuisine, toilettes à la semi-turc, chambre non nettoyée depuis l’invention du balai.

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Les ingrédients d’un bon séjour chez Lorenzo sont quant à eux choisis avec goût. Il nous est proposé une pension complète à base de nasi goreng, de concerts avec des musicos taillés comme les All Blacks, de snorkling devant le camp de base, et de plongées en eaux profondes. Qui plus est, ajoutons aussi de franches rigolades avec les membres de la IFU (Anto et Denis & Kenny et West), et avec ça Maïté, je vous le dis, vous avez la recette d’un Bunaken croquant-gourmand bien RÉ-U-SSI.

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Paisiblement, après un somme sur hamack entre les pilotos en bambous, c’est avec joie que nous enfilons dès notre premier jour palmes et tuba pour une session aquarium à 100m de là. Juste le temps de traverser la mangrove, 2-3 pas de moonwalk avec les palmes dans les fonds sableux, et un mur de coraux s’offre déjà à nos yeux embués. Stella et Jean-Pierre à Bira nous avaient prévenu : « Ici, dès que tu mets la tête sous l’eau, c’est National Geography ». Des dizaines, que dis-je, des centaines de poissons aux couleurs les plus criardes les unes que les autres fourmillent autour de nous. Idem pour les coraux, où ces derniers envahissent chaque cm2 de sable. Nous avons déjà hâte de revêtir bouteilles et détenteurs pour approcher ce décor de plus près.

Il est vrai que notre budget se réduit et que nous devons commencer à faire attention, mais tant pis, les sites de plongées sont à coup sûr de toute beauté. Pas le choix, on craque notre livret A en deux, et réservons 3 descentes illico pour les deux jours à venir.

La première plongée permettra de se mettre dans le bain, et nous saluerons gentillement des dizaines de bancs de poissons triés par spécimen, quelques tortues et autres puffer fishs.

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Le lendemain, nous attaquons la journée par notre deuxième plongée avec une épave digne de ce nom. Oubliée « l’épave » de mobylette à Koh Tao il y deux ans… aujourd’hui c’est un bateau de plus de 35m que nous cotoyons, à 40m de profondeur.

En plus de cette nouvelle expérience, nous aurons droit sur le chemin du retour à un moment rare, à en juger l’excitation de l’équipe locale. À quelques 200m de là, des dauphins, non, des dauphins baleines, se baladent, laissant entrevoir une fantastique nage avec eux. Mais avant d’y parvenir, nous aurons droit au spectacle de Putris, notre dive master, qui, exité comme une puce, sautera du bateau à deux reprises alors que nous serons à plus de 50m des bébettes, menant à de francs fous-rires de l’équipage. La troisième tentative sera la bonne ; nous sautons au beau milieu de la mer et nageons quelques instants avec 6 cétacés. Magique. C’est heureux comme des papes d’avoir créer ce lien avec les locaux, certes éphémère, que nous rentrons au port.

Notre dernière plongée sera notre première de nuit. Le monde sous-marin se transforme en univers spatial Interstellar, où le remou des planctons, torche éteinte, laisse entrevoir des dizaines de petites tâches fluorescentes en tous points similaires à des étoiles. Étrange, agréable mais avant tout flippant.

Ce dernier frisson termine en beauté l’épopée des Célèbes, à considérer comme un des tops de notre voyage, et marque le début de Lombok, où nous rejoignons ni une ni deux un couple cassoulet bieng de chez nous : Bouby & Audrey ! Voyage de dernière minute pour leur part, nous avons la joie et l’honneur de passer quelques jours ensemble sur Gili T(out pourri). Nos retrouvailles ne s’étalent que sur 3 jours uniquement, mais suffisamment pour qu’ils nous importent les derniers potins français, qu’on partage des moments snorkling, cocktails, shisha, satay, nasi campur et ercéfuryl pour Bouby. Un beau moment, c’était un régal de vous voir en ces lieux !

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Nous laissons partir nos amis vers l’aéroport de Bali, et profitons de notre dernier jour repos sur Gili T., parce que demain, ça va chier.

Il est venu le grand jour du Gunung Rinjani. Du moins pour moi uniquement. Clem a déjà fait l’ascension du monstre il y a trois ans, et opte cette fois-ci pour les plages paisibles de Gili Air. Au programme : plages, Voici, et footing de 12 min.

Côté Rinjani, les trois jours d’ascension du deuxième plus haut volcan d’Indonésie mettent à l’épreuve les cuisses non affûtées et rendent le souffle court, mais comme l’a dit Roger Lemerre : « si cerveau veut, les jambes exécutent ». Au mental, la récompense de votre réveil à 2h du mat pour atteindre le sommet culminant à 3726 mètres d’altitude, est un levé de soleil extra qui vous redonne le sourire, mais vous le congèle aussitôt avec un thermomètre avoisinant les 5°. Bref, trois jours sport mais inoubliables.

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Nous reformons notre petit couple 72h plus tard du côté de Senggigi, juste le temps de renouveler notre visa au Kantor Imigrasi. Voilà 30 jours que nous avons posé le pied à Makassar, et nous en avons encore 30 avant de le lever à Denpasar, direction l’Australie.

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Ceci étant dit, nous louons un scooter et roulons plein sud vers Kuta Lombok (mouais), ses plages sublimes aux détours de route relativement agréables, et nos premiers moments surf. Sans prof, ni vagues d’ailleurs, cette première session sera des plus calme, juste le temps d’appréhender l’esprit Surfer Brice de Nice. Nous y restons 4 jours, faute de pouvoir partir à l’ouest, région soi-disant non recommadable pour les touristes.

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Ces quelques escapades en moto seront surtout l’occasion de se chauffer la poignée de gaz pour la suite. Car dorénavant, nous nous dirigeons pour un mois de roadtrip motard en long, large et en travers de la plus connue des îles indonésiennes ! Hell yeah.

P.R.

3 thoughts on “I believe I can dive

  1. Un grand merci pour ces textes et les ces belles photos! Merci surtout de partager tous ces moments. C’est précieux pour quelqu’un comme moi qui n’a jamais eu l’occasion de voyager! 😉 donc: lot of thanks and enjoy!!!
    Une collègue de Danielle qui vous suit depuis votre départ!

  2. De la bombastik votre blog, je lis ca avec à chaque fois quelques rires qui m’échappent (au taf)!

    Hâte de vous retrouver les amis

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