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Sur la route sans saucisse

4h de traversée à peine entre Lombok et notre port d’arrivée balinais, Padangbai. Ce point d’arramage n’en sera rien d’autre, car nous roulons dans la foulée vers la capitale de l’île préférée des Frenchies, Denpasar.

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Voici donc la seule île du pays à dominante hindoue, mais pas que. On compte également ici environ 4% de population musulmane. Un mélange ma foi harmonieux pour qui est friand de cérémonies regilieuses à profusion. Temples et mosquées tournent à plein régime toute l’année, pas de répit pour les athées.

Pour ce qui est du panorama naturel, on retrouve de grandes similitudes avec Lombok et les Célèbes. La vraie différence réside sur que ce la main humaine peut apporter. Ici, c’est beau, vraiment ! Quasiment pas une once de déchets, une belle harmonie dans l’architecture, un raffinement dans le détail à faire pétiller les yeux de Valérie Damidot, et des fleurs comme raison de vivre, partout, tout le temps. Avec près de 2 offrandes journalières, les rues et autres puras en sont recouverts, procurant une touche colorée et olfactive des plus agréable. Et à l’heure où nous retranscrivons ces sensations, nous confirmons qu’il ne s’agit pas d’un effet de mode à la capitale, mais bien d’une identité propre à Bali.

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Mais revenons en à nos vrais moutons.

Nous y voici. Voilà, dernière île, dernière étape, dernière traversée backpack, dernière chevauchée en Asie. Bali est maintenant assimilé au dernier endroit où nous allons prendre le temps de prendre le temps. Melbourne et la Nouvelle-Zélande seront à coup sûr de riches expériences, mais, pour le moment, il n’est pas prévu de retenter le mode sac à dos asiatique avant un bon bout de temps. Alors pour ne pas manquer une miette de cette étape transitoire, il est dit que nous devons voguer au rythme unique de notre horloge naturelle. Ni plus ni moins. Mettons de côté les contraintes de transports, de visites, de réservations d’hôtel ou d’activités, tout doit se faire au gré du vent.

Et pour se libérer de ces contraintes, la solution qui s’impose est la location d’une Harley Davidson 1100cc bi-place édition 2014 équipée pour les roadtrips d’un mois. D’autant plus que les routes sur l’île des Dieux sont en excellent état. Bon, faute de stock en Harley Davidson 1100cc chez le loueur à proximité de notre guesthouse, nous repartons avec une Honda 125cc Karisma 2002. Nous sommes du coup loin de ressembler à Lorenzo Lama ou à la dernière recrue des Hell Angels (Big up Titi), mais pour la maudique somme de 60€ pour 28 jours de location, nous passerons sur ce léger désagrément.

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L’espace restreint sur notre bolide impose quant à lui de nous délester d’un de nos sacs à dos, et concentrer nos biens dans un seul backpack de 45L. Autant dire que voyager plus léger tu peux pas, sauf si tu viens de te faire dépouiller au détour d’une rue.

Les formalités réglées, nous pouvons enfin enclencher la première, et donner le top départ de cette longue excursion prenant fin mi-septembre. À nous Bali !

Le tracé choisi décrit une boucle tout autour de l’île, et c’est direction l’ouest et Medewi que nous marquons le premier arrêt, après seulement 2h de route. Il est dit qu’ici si tu n’es pas surfer, les journées peuvent s’éterniser. On ne sent pas concernés, car l’esprit Rip Curl on l’a déjà choppé à Kuta Lombok. #scuse

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Histoire de peaufiner notre savoir-faire, nous misons sur un vrai cours de surf, afin de pouvoir se vanter d’avoir carvé le tube en goofie d’une vague de 3 mètres.

Rendez-vous pris le lendemain avec Kamal, pour 2h30 d’initiation.

Les conseils sont courts et précis : si t’arrives à faire ton stand up, tu sautes pas trop longtemps après, au risque de t’échouer sur les rochers. Si tu te fais mal pas de soucis, un peu sang ça mange pas de pain. D’autant plus qu’il n’y a pas de requin dans le coin, ou du moins pas depuis les requins taureaux aperçus la vieille… OK patron !

Après quelques vagues plutôt réussies, une coupure au genoux, au doigt et à la cheville, nous refermons cette page surf, plutôt satisfaits du résultat.

Le calme des alentours et notre chambre avec balcon finiront de combler ce stop ici.

On the road again 2 jours plus tard, où les grandes lignes droites depuis Medewi nous conduisent au nord ouest, à Pemuteran.

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La ville est surtout réputée pour être un point de départ pour les plongeurs souhaitant jouir de la réserve naturelle à proximité de l’île de Menjagan.

Et rebelote. Nous continuons à dépouiller les économies du livret A inviolé depuis nos 5 ans, pour deux nouvelles sessions plongées.

Pour profiter pleinement du panorama aquatique, nous optons aussi pour une courte session snorkling. Un immense projet de réhabilitation de coraux a été mis en place sur les côtes de Pemuteran. Quelle bonne surprise à la vue de ce faux décors, où les poissons pullulent aussi vite que les coraux. À notre grand surprise, nous apprenons au passage qu’ici, la croissance des coraux est stimulé par l’électricité. Qui eu cru que courant et eau fairaient si bon ménage ? Pas Cloclo en tout cas.

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Après ces quelques heures d’activité aquatique, nous nous dépensons cette fois-ci sur la terre ferme. Cela fait trop longtemps que nous n’avons pas pris une bonne suée de randonneur. La région offre quelques minuscules temples perchés à 700, 1300, et 1700m d’altitude. Vous l’aurez deviné, nous enfilons nos Mizunos pour une virée de 30min, à 700m au dessus de nous. L’endroit est suffisamment haut pour admirer les côtes, le paysage environnant et un silence toujours aussi agréable.

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4 jours après notre arrivée à la guesthouse de Wayan et Ilo, nous plions notre unique bagage et enfourchons Karisma pour prendre un bol d’air frais à 2h30 de route.

Même si notre monture aura pris un sérieux coup de chaud sur les routes montagneuses et sinueuses, nous arrivons tous les trois sains et saufs du côté de Munduk.

Peu convoitée, ou boudée du tourisme local ou étranger de part son inaccessibilité, la région vaut sérieusement le détour.

 

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Rizières, encore et toujours, splendides cascades, lacs et combats de coq sont au menu de cet arrêt sur les hauteurs de Bali.

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Cette dernière « activité » sera à l’initiative de Gedec, que nous avons rencontré au détour d’un nasi goreng. Nous échangerons de tout et de rien avec lui, et nous rendrons surtout compte du fossé qui peut parfois nous séparer lorsqu’il nous dira que la deuxième guerre mondiale ça ne lui parle pas, mais que ça lui fait en tout cas penser au film Triple X.

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Quoiqu’il en soit, ce dernier nous emmènera dans la fureur du coq fighting, où on se demande qui du poulet ou de l’homme et le plus éxité pendant les quelques secondes que dure le combat.

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Après 4 jours, nous mettons en vrac slips et tee-shirts dans notre sac, pour parcourir les 5km au bout desquels nous attend le moment tant attendu.

LE SILVER TICKET

Rétrospective – Février 2015 – Agence de communication La Deuxième Maison / pot de départ de Clem :

Au terme de 2 ans de collaboration en fanfare au sein d’une fine équipe, dans une maison avec piscine, BBQ et soirées bien arrosées, il est venu le temps du pot de départ. Et qui dit pot de depart, dit cadeau de départ. 1 an de voyage en sac à dos, ça met un coup au glam et à l’égo. Pour compenser tout ça, l’équipe a eu la bonne idée de nous payer une nuit, n’importe où, n’importe quand, et à la seule condition d’envoyer un mail intitulé « Silver ticket activation », soumis à un préavis de deux jours.

Réservation prise, notre Silver ticket nous conduit donc au Sanak Retreat Resort. Rien à dire, si ce n’est vu donner un aperçu de cet hôtel / rizière :

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Mille mercis la secunda casa

Le petit coin de paradis prend fin 24h plus tard, et nous laissons la quiétude de côté pour rejoindre la frénésie touristique de Kuta et Seminyak, où Anto s’y trouve pour un repos bien mérité. Changement de plan à nouveau le lendemain où nous allons ce coup-ci saluer Emeline à Ubud, elle aussi de passage dans le coin.

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Pas forcément fans du sud de l’île, nous ne nous éternisons pas dans la région, et mettons à nouveau Karisma à l’épreuve avec 2h30 de route, direction l’est et Amed…

 

2 thoughts on “Sur la route sans saucisse

  1. Ben alors, les chéris,
    Un mois sans nouvelle. Un mois !
    La fin de l’Indonésie, la traversée, l’arrivée chez les kangourous…
    Vous pensez vraiment qu’à vous : comment voulez-vous qu’on s’évade de la grisaille, si on n’a pas notre petit shoot hebdomadaire d’exotisme ?
    J’imagine que vous êtes très occupés par la Coupe du monde de Rugby, mais pensez un peu à nous quoi.

    Allez, des bisettes

  2. Je vois que ton corps de sirène n’a pas subi les effets de la bonne bouffe asiatique!! well done <3
    Encore un beau moment d'évasion !!

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