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Tout est bon dans le Japon

Nous allons essayer de faire court, mais retranscrire en un article cette expérience tokyoite semble un peu léger. Ce n’est pas grave, challenge accepted.

L’épopée Kyoto – Tokyo aura été à l’image du Japon. Bus grande classe, partant à l’heure et dans des conditions dignes d’Emirates business. En sus, pour bien mettre la pression aux retardataires, l’écran central du bus affiche les passagers à la bourre, histoire que l’on soit tenté de leur jeter 2/3 sushis périmés s’ils daignent faire leurs entrées.

Bref, nous arrivons donc à bon port après avoir traversé une bonne partie de l’île principale du pays, Honshu, un chouïlla plus grande que la France avec ses 1250km.

Objectif #1 : trouver un toit où dormir pour les prochains jours. Nous n’oublierons jamais Jojo à Séoul, mais pour l’heure place à Scott, à Tokyo. Le couchsurfing ça marche et on profite.

Profil : ce jeune américain de 54 ans, expatrié au Japon depuis une quinzaine d’années, est prof de musique en lycée. Bons tuyaux sur les spots incontounables, yakitoris d’exception, deux lits douillets pour 3 jours, et une glace choco chantilly pour l’anniv Clem, nous sommes proches d’avoir trouvé notre couchsurfer en or.

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Maintenant que les présentations sont faites, que vous dire de Toyko ? Par où commencer ? IIIIIIIIIIImmense !

Comme pour la majorité des capitales, l’un des meilleurs moyens d’apprécier l’étendue de la ville est de prendre de la hauteur. Et pour ça, la SkyTree Tower fait bien le job. Après avoir laissé Scott à sa trompette, nous partons escalader ce monument datant d’à peine deux ans. Perchée à 450m, et plus grande que sa concurrente la Tokyo Tower, son ascenseur vous emmène en quelques secondes plus haut que la tour Eiffel, pour une vue à 360°. Sensation garantie. Nous voici donc au premier point d’observation à 350m, et réalisons que nous avons du boulot avant d’avoir visité le 10ème de cette mégalopole qui s’étend littéralement à perte de vue.

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1h plus tard et 350m plus bas, nous enfourchons nos vélos et commençons les visites par le côté rétro de la ville. Temples et jardins n’ont pas été oubliés et le patrimoine historique est bien ancré dans le paysage, pas de soucis.

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Les quelques jours que nous passerons à flâner dans la ville assure une continuité avec le reste du pays, à la différence près qu’ici c’est plus grand, c’est plus déluré et c’est surtout rempli de monde ! Hormis la beauté des jardins et des temples, le fait marquant de la journée consistera à se renseigner sur cet étrange son émis simultanément par les portables de tous les passants. Une promo chez Kiabi ? Un rappel à l’hyme national ? La sortie du dernier Super Mario ? Ah non un tremblement de terre ! Ok merci.

Les pieds en compotes, il est désormais l’heure de profiter de la vie nocturne made in Tokyo. Dommage que nous ne connaissions personne pour aller boire un coup… Mais, mais attend. Gilou connait Ryoko, japonaise expatriée à Wolverhampton pendant ses années folles en Angleterre. Ni une ni deux, petit coup de bigot à Ryry, ou plutôt coup de Facebook. Coup de bol, elle vit bien toujours à Tokyo et nous calons un rdv avec elle dans la foulée.

Et allez, nouvelle retrouvaille dans ce périple. 7 ans plus tard, nous voici aux côtés de Ryoko de l’autre côté de la planète. Ce voyage est décidément extraordinaire !

D’autant plus que Ryry sait recevoir, et a prévu un programme digne de ce nom. Comme nous ne l’avons jamais fait jusqu’à notre dernière semaine à Paris, à juste titre, Ryry n’a jamais saisi l’occasion de se payer un tour de Tokyo by night. Banco. Elle nous a donc inscrit au programme un tour en bus nocturne, puis direction un resto dans SON quartier branché. S’ajoute à ce dîner bien choisi un gâteau surprise pour Clem, qu’elle aura rencontrée deux heures plus tôt. Décidément, Ryry est vraiment une fille en or. Oui, nous sommes aujourd’hui le 22 mai, et Titine fête ses 27 boulettes. Quoi de mieux que de les célébrer dans cette ville pleine de charme ?

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Remis de cette rencontre fortuite (nous reverrons Ryoko plus tard dans la semaine) est maintenant prévu ce que nous avions repéré quelques semaines auparavant, lors des must do à faire.

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Comment ? L’un des six tournois majeurs de sumo de l’année a lieu en ce moment, ici ?

Comment ? Il n’y a que 250 places le jour J ?

Comment ? Il faut se lever à 4h du mat pour avoir des billets ? Challenge re-accepted.

Lever 3h59 – arrivée au stade Ryogoku à 5h45 – achat des billets à 8h. C’est dans la poche !

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Enfin dans une poche uniquement. Clem ayant attrapé une flemmingite aiguë le matin, elle n’aura pas eu le courage de sortir de son futon avant l’aube. Mauvais karma dans la foulée, nous n’aurons droit qu’à 1 billet par personne pour assister au show (dicton Japonais : si tu veux quelque chose, fais en sorte de l’avoir – true story). Nous aurons beau chercher une deuxième place dans les ruelles avoisinantes, le tournoi se termine dans deux jours et les rescellers habituels sont introuvables. Dommage.

C’est donc parti pour une journée de castagne entre molosses gonflés à bloc (202kg sur la balance pour le plus boursouflé de tous). Nous tairons au passage que nous en avons vu deux en train de s’envoyer un Mc Morning le matin du combat. Mais cela ne nous regarde pas.

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La chance nous sourit également, car seront assis à côté de nous, enfin moi, durant tout le tournoi deux apprentis sumos et leur mère (ex sumo elle aussi ?), nous expliquant les codes de ce sport aussi rudimentaire qu’ancestral.

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Plutôt que de vous décrire l’ambiance, le stade et ce qui l’entoure, voici une petite vidéo pour vous mettre dans le jus de cette journée pas comme les autres (c’est par ici).

Fini Scott, nous voilà désormais en AirBnB chez Sashika et Yuki. Elle est designer mode, lui photographe, il est venu le temps des moments underground, c’est sûr !!

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Bon in fine, on ne les verra quasiment pas, mais ils auront eu le mérite de nous emmener dans LE meilleur resto que nous ferons au Japon. Finis les plateaux roulant, nous voici en face de notre maître sushi attitré pour les deux prochaines heures, avoisinant les 80 balais HT. Un vrai expert – y’a plus d’un poisson qui a dû friser la noyade en le voyant se diriger vers l’aquarium. Ça enchaîne les makis et sashimis avec une précision infaillible. Et le goût dans tout ça ? Mmm le saumon, et surtout le thon (référence pour les sushis) fondent littéralement en bouche.

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On peut se le dire : nous avons de très bons restos jap en France mais un resto de sushi de la sorte, ça vaut le détour !

Bon, point noir au tableau, nous aurons goûté, à notre insu, le « living fish ». Vous ne connaissez pas ? Nous non plus, mais le principe est le suivant (pardon Brigitte Bardot) : le poisson est découpé vivant et amené tel que devant les clients avides de sang. Nemo remue d’ailleurs encore quelques nerfs lorsqu’il est mangé par les convives. Bon appétit bien-sûr.

Pour le côté underground (touristique), il suffit de se rendre dans le quartier d’Akihabara. À nos yeux, ce quartier représente le modernisme jap au même titre que Kyoto représente la tradition. Ici, les magasins se livrent une lutte sans merci en ce qui concerne la vente d’informatique, de jeux vidéos et de mangas. Un bonheur pour les tous geeks du coin, qui ne cessent d’affluer chaque soir pour dénicher la perle rare de leur hobby.

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Même les nostalgiques ante 2000 trouvent leur bonheur. L’enseigne « Super Potato » propose en effet à tous les accros du rétro de dénicher les meilleures Super Nintendo et autre Game Boys dans une expo vente de plusieurs étages. Idéal également pour jouir d’une petite partie de Streetfighter 2, au cours de laquelle Clem prendra une rouste monumentale. Ayuuuuken !

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Nous quittons Sashika et Yuki pour nos deux dernières nuits, en quête d’un ryokan. Ici, pas de jardin zen comme à Kyoto, mais un sentiment de paix dans cet hôtel archi clean. Sandales en tissu obligatoires pour tout le monde, musique d’ambiance, tatamis pour la nuit, de quoi bien finir le séjour avant de repartir en Malaisie. Peace !

Le rapide bilan sur notre séjour nous amène à dire que nous voulons, non, nous devons, revenir ! Nous avons fait le circuit très classique, mais le reste du pays vaut certainement le détour et nous ne nous voyons pas passer à côté de ça.

Voilà, impossible de retranscrire ces 9 jours ici sans que vous ne vous endormiez devant cet article, mais pas d’inquiétudes, la séance photo dont aucun d’entre nous n’échappera à notre retour vous en dira plus. Avant de conclure, nous dédions cet article à Labayle, qui pourra enfin combler ses moments de solitude au boulot, et qui n’a pas manqué de souligner notre assiduité sur la régularité de ces articles :-D.

Allez, à plus dans le bus.

One thought on “Tout est bon dans le Japon

  1. MERCI LES BOULETTES
    des news fraciches du japon
    je vis votre TDM par procuration :) :)
    la vidéo des SUMOS est tout aussi énorme que les sumos ça avait l’air impressionant

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